Gogol Bordello

Samedi 9 décembre 2017, Gogol Bordello étaient au Trianon pour défendre leur dernier album : Seekers And Finders. C’est la 15ème fois que je voyais la bande d’Eugene Hütz, depuis le choc du Trabendo en 2007, qui reste encore aujourd’hui le meilleur concert de ma vie.

N’ayant pas écouté le dernier album par peur d’être déçu, j’espérais une setlist axée sur la nostalgie et les vieux classiques. Et c’est en partie ce que le groupe nous propose. Mais la première chose qui me frappe, c’est l’efficacité immédiate des nouveaux morceaux, à commencer par l’excellent Break Into Your Higher Self qui démarre la fête. Et quelle fête ! Comme d’habitude, le public est bouillant dès les premières notes. Tout le monde danse, chante, crie, bouscule ses voisins et affiche un visage émerveillé de se retrouver dans cette ambiance unique, quelque part entre un mariage gitan et un concert de punk.

Gogol Bordello a toujours su démarrer ses concerts de façon magistrale, et l’enchaînement Not A Crime / Wonderlust King / Ultimate ne faillit pas à la règle. Dehors, il fait un froid à peine tolérable, mais ici tout le monde transpire et tente de reprendre son souffle sans pour autant s’arrêter de danser. Sur Walking On The Burning Coal (encore un très bon nouveau morceau), les membres de la fanfare qui faisait office de première partie (Lucky Chops) débarquent pour ajouter une touche cuivrée très appréciable. Ils reviennent ensuite sur 4 autres titres, dont Mishto! qu’on n’avait pas entendu depuis beaucoup trop longtemps, et se fondent tellement bien dans le groupe qu’on a envie qu’ils fassent partie de la familia undestructable pour toutes les prochaines tournées !

Pedro improvise un hommage à Johnny Hallyday et lui dédie le titre Immigraniada (je n’ai toujours pas compris pourquoi) et Eugene tente de remonter sur sa plateforme-tambour portée par le public comme à la bonne époque, mais la foule est beaucoup trop agitée et la manœuvre semble impossible sur une mer en tempête aussi violente. Il parviendra quand même à s’y stabiliser avec l’aide de quelques vigiles pendant plusieurs dizaines de secondes, histoire de nous rappeler qui est le patron.

Après les classiques Start Wearing Purple et Sally, une petite pause laisse deviner un rappel explosif. C’est le nouveau morceau Familia Bonfireball qui relance la machine. Personne ne connaît les paroles, mais on continue sur notre lancée. S’ensuit l’attendu Pala Tute qu’on chante avec toutes la force qu’il nous reste, et les musiciens quittent la scène à l’exception d’Eugene pour une version minimaliste de Sun Is On My Side qui calme tout le monde avant le traditionnel au revoir au public sur fond de Redemption Song.

Alors oui, mon jugement n’est sans doute pas objectif en raison de mon attachement à ce groupe depuis plus de 10 ans, mais même en essayant de comparer ce concert de la façon la plus neutre possible avec tous ceux que j’ai faits cette année, je ne vois aucun concurrent sérieux pour la première place qu’occupe tranquillement Gogol Bordello dans la catégorie « Best Live Band ».

Ah, et ne faites pas comme moi : écoutez le dernier album avant d’aller au concert ;)

SETLIST DU CONCERT

Gogol Bordello Gogol Bordello Gogol Bordello Gogol Bordello Gogol Bordello Gogol Bordello Gogol Bordello Gogol Bordello

Plus de photos sur caribou-photo.fr 
Texte par Jacques de Rougé

Commentaires