la-pochette-de-lunar-lane-le-premier-album

L’histoire de Jabberwocky commence comme toutes ces belles histoires musicales. Une trajectoire de vie radicalement déviée (les trois membres du groupe étaient étudiants en médecine à Poitiers), et puis un succès fou et inattendu au premier single. Il y a deux ans, on se souvient en effet avoir écouté en boucle Photomaton, le titre original, les remix, sur nos ordis, sur nos lecteurs mp3, sur des playlists indie (Nova tunes 2.8), dans les clubs, ou encore… à la télé (pour ceux qui ne zappent pas pendant les pubs). On n’avait qu’une hâte, c’était d’entendre la suite, se demandant cyniquement si ce n’était qu’un coup de chance, ou si l’électro-pop française nous promettait encore des surprises aussi excitantes. L’EP qui a suivi, Pola nous permettait de nous assurer qu’ils étaient capables encore de bien d’autres tubes (Pola, Quantif), qu’on a le plaisir de retrouver dans ce premier album Lunar Lane. Le trio nous fait découvrir de manière plus complète et riche, leur univers mélancolico-onirique comme ils aiment à le décrire. Ils ont eu l’exigence de choisir une nouvelle voix pour chaque titre, pour raconter une nouvelle histoire, une nouvelle rencontre musicale aussi (ils ont ainsi contacté Na Kyung Lee pour leur titre Holding up, après avoir entendu sa reprise de Photomaton sur YouTube). Une constellation de voix donc pour un premier album réussi, restant parfaitement cohérent de bout en bout, et fidèle à leur image, leur monde. Ce spleen, ce beat addictif, ces captivantes mélodies qui invitent à la rêverie (Jeopardy, Fog) ou encore juste à danser. Et c’est sans aucun doute sur scène, où ils insufflent encore un peu plus de vie à leurs titres, qu’il faut aller les découvrir. En tournée dans toute la France à partir du 23 octobre, et à Paris le 12 Décembre à la Gaîté Lyrique.

Sunthavy

Commentaires