Comme tous les ans, on a regroupé plein de disques pour vous faire un petit bilan de ce qu’on a le plus écouté ces douze derniers mois. Et puis, on est allés voir les autres sites, journaux et blogs qui se sont prêtés au même exercice. On s’est sentis un peu seuls. Et on a eu envie d’assumer encore plus nos choix ! Il est peut être bien vu d’écouter des pop stars américaines grand public en 2016, mais nous, on est surtout là pour vous faire découvrir de la musique, et de la bonne. Pas pour essayer de vous faire croire que votre supermarché a une meilleure playlist que la petite salle de concert d’en-bas de chez vous. Voilà donc selon notre équipe la liste des 30 meilleurs disques de 2016, de façon complètement subjective et dans le désordre puisqu’ils sont tous excellents.

Bonne écoute !


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Whitney – Light Upon the Lake

Définitivement un de nos groupes chouchous de 2016, qui nous a fait oublier vite la triste séparation des Smiths Westerns (dont les deux principaux membres Julien Ehrlich et Max Kakacek faisaient partie). Un album indie rock et folk brillamment produit, chaleureux, et plein de nostalgie (celle des sentiments heureux).

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La Femme – Mystère

Septembre. Mais où va le monde ? Je ne vois plus le bout de mon chemin. À Strasbourg-Saint-Denis, j’ai croisé Tatiana. L’Exorciseur n’a pas su soigner sa Mycose transgénitale. Je lui ai conseillé de te consulter, Sphynx, mais Elle ne t’aime pas.

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Warpaint – Heads Up

A l’image du premier extrait New Song, le nouvel album des filles de Los Angeles est un condensé de groove, de fraîcheur et d’assurance. De la pop music au sens noble du terme qui agit aussi bien sur le mental que sur le corps.

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Slaves – Take Control

Après être arrivé en tête de notre top albums 2015, le duo punk Slaves nous offre à nouveau un album furieusement dingue, avec des featurings de leurs potes Mike D des Beastie Boys et Baxter Dury en prime. Que demande le peuple ?

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Angel Olsen – My Woman

Avec sa voix pleine de relief, en prise directe sur ses sentiments, Angel Olsen nous charme par la grâce de sa folk vibrante, d’une modernité désarçonnante.

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Anderson.Paak – Malibu

Non content d’être probablement l’un des rappeurs les plus sexy de l’année, Anderson.Paak en est aussi probablement l’un des plus doués. Qu’il chante, danse, produise ou joue de la batterie, rien ne semble résister au pote de Mac Miller. Et en tout cas pas l’auditeur du sensuel Malibu, qui n’a eu aucun mal à réveiller nos jambes et nos zygomatiques en navigant habilement entre jazz, hip-hop, soul et funk. Le titre Am I Wrong pourrait potentiellement à lui seul sauver le monde.

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Grand Blanc – Mémoires Vives

En creusant le sillon dark pop de son premier EP, Grand Blanc nous plonge encore et toujours dans les méandres de son irrésistible imaginaire urbain, fait de beats d’une froideur incandescente, de voix suaves et de textes mystico-lol. Autant d’odes à la jeunesse disco-punk qui restent dans un coin de mémoire, comme un ancien amour fou.

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Local Natives – Sunlit Youth

On attendait le retour des Californiens de pied ferme pour leur 3e album et ils ne nous ont clairement pas déçus. Un superbe nouvel opus pop mélodique où on les reconnait bien, tout en finesse.

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Gaspard Royant – Have You Met Gaspard Royant ?

Voir un artiste qu’on a soutenu depuis un bon moment (voir notre interview tournée début 2012) sortir un second album aussi parfait est une belle satisfaction ! Notre petit poulain balance encore une fois un rock’n’roll aussi vintage que puissant, que ce soit sur scène ou en studio. Le meilleur des anachronismes actuels !

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Car Seat Headrest – Teens of Denial

Derrière ses airs de premier de la classe, Will Toledo, frontman de Car Seat Headrest, cache bien son jeu d’auteur-compositeur génialement caustique. Ayant parfaitement digéré ses influences 90’s, il croque, sur une BO électrisante, un quotidien perlé de substances illicites et autres questionnements existentiels. Teens of Denial est une véritable perle DIY, indispensable.

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Klangstof – Close Eyes to Exit

On n’arrête pas de vous en parler, mais ils nous ont bluffés au Paris Pitchfork festival, et c’est un coup de maître pour ce premier album des Hollandais de Klangstof. Un groupe plein de fougue, au service de titres pop des plus délicats. Laissez-vous porter.

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The KVB – Of Desire

Cette année, Klaus Von Barrel et sa douce Kat Day nous ont véritablement hypnotisés avec Of Desire, album séduisant et vénéneux à souhait, qui prend toute son envergure sur scène.

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Two Door Cinema Club – Gameshow

Les petits polissons nous auront quand même fait patienter 3 ans depuis leur dernier EP. Quelques semaines après leur excellent passage sur le littoral espagnol à l’Arenal Sound festival cet été, le trio irlandais nous confirmait son immense talent en studio. On ne résiste pas à Are We Ready? (Wreck), au très Sissors Sistercien Bad Decisions, au tube éponyme Gameshow, et même à Lavender qu’on verrait bien sortir du corps de Justin Timberlake.

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The Last Shadow Puppets – Everything That You’ve Come To Expect

Attendu comme le messie depuis leur chef-d’œuvre de 2007 The Age of the Understatement, le duo formé par les Plus-Anglais-Tu-Meurs Alex Turner et Miles Kane n’a pas tremblé et nous a livré une deuxième masterpiece avec cet album aussi James Bondien que son prédécesseur. Les guitares ont peut-être remplacé les violons par endroits, mais la magie et les tubes sont toujours là.

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Skepta – Konnichiwa

Auréolé d’un Mercury Prize en forme de pied de nez aux grandes maisons de disques dont il a su s’émanciper, le rappeur Skepta a frappé un grand coup avec son album hybride Konichiwa. Par ce savant (et délicieux) mélange de grime et hip-hop old school, l’Anglais sait surtout transformer n’importe quelle collaboration en combo gagnant et n’importe quel morceau en rouleau-compresseur musical.

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Crystal Fighters – Everything is my family 

« Open your mind, open your spirit and open your soul. Everything is possible » résument-il ainsi en intro dans la langue de Cervantès. Un album plein d’amour, au nom super positif, et des titres toujours aussi joyeux et fédérateurs. Les Anglo-Espagnols nous en mettent encore une fois plein la vue (ou plutôt plein les oreilles) avec des bombes tels que Yellow Sun, Good Girls, Ways I Can’t Tell et bien sûr l’hymne de nos prochaines soirées d’été All Night.

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Kaytranada – 99,9%

Notre chouchou de Montréal a enfin sorti en 2016 son premier album après des années de remixes house monstrueux et de productions hip-hop léchées et alléchantes pour ses copains. On retrouve donc logiquement Kaytranada entouré de tous ses petits camarades (The Internet, Goldlink, Craig David, BadBadNotGood, Anderson.Paak, etc.) sur ce premier opus génialement inventif et incontestablement festif. Avec Kaytra, c’est toujours 100% de réussite.

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The Pirouettes – Carrément Carrément

Ce serait juste impensable de ne pas citer les Pirouettes dans ce top albums 2016. Il faut souligner leur fraîcheur et leur authenticité déconcertante, et après leurs premiers EP, ils ont été plus qu’efficaces à transformer l’essai avec ce premier album. En live, les paroles sont sur toutes les lèvres, scandées par la foule comme des mini-hymnes. Aucune inquiétude donc, la pop française se porte à merveille.

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Bombay – Show Your Teeth 

Les anciens Bombay Show Pig sont de retour cette année avec un nom raccourci et un second album introspectif. Les Hollandais nous offrent 11 pépites bourrées d’émotion entre indie rock mélancolique, post punk et grunge, où Show Your Teeth sonne comme un mantra: le trio néerlandais sait ce qu’il veut. Que ce soit sur Dolly Doesn’t Want To Face The Facts, Slow Motion, ou Gold Rush, on sent la fougue et l’envie de croquer la vie à pleines dents.

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Paradis – Recto Verso 

Recto ou verso : les charmants garçons de Paradis n’ont pas eu besoin de choisir. Autant influencé par les icônes Etienne Daho et Alain Chamfort que par la grande tradition house française, le duo n’a pas son pareil pour faire éclore de petites merveilles francophones de leurs synthétiseurs. La preuve avec cet album romantique et nocturne qui redéfinit à sa façon la notion de sublime.

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Weezer – White Album

Deux ans après la sortie de Everything Will Be Alright In The End, franchement pas terrible, la prédiction des Californiens apparaît pourtant juste ! Bien meilleur que son prédécesseur, ce White Album regorge de tubes potentiels (le puissant California Kids, le délirant Thank God For Girls, la ballade (Girl We Got A) Good Thing …). Au détour de métaphores absurdes et colorées (« I’m levitating like a magnet turned the wrong way around ») les Américains font ici un sans-faute remarquable.

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Jessy Lanza – Oh No

Un 2e album Oh No, qui surpasse son déjà fantastique Pull My Hair Back de 2013. Elle confirme son style unique, entre r’n’b, et électropop, et des titres entêtants (It Means i love you, VV violence) qui ont marqué notre été.

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Aurora – All My Demons Greeting Me As A Friend

On l’aura attendu, ce premier disque. Après un EP sans-faute en 2015, on n’en pouvait plus d’entendre la suite des aventures de la Norvégienne surdouée. La qualité est toujours au même niveau, loin au-dessus des nuages. Hâte de revoir sur scène cette future très (très très) grande.

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Justice – Woman

Le troisième disque des Français de Justice n’est ni un enchaînement de tubes pour radio mainstream, ni une machine à danse pour clubs branchés. Juste de la très bonne musique, du début à la fin. Et ça fait du bien !

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STRFKR – Being no one, being nowhere

Insuffisamment connu de ce côté de l’Atlantique, le groupe américain STRFKR en est déjà à son 5e album, et on était très très impatients après leur formidable Miracle Mile (2013). Leur pop dansante, et addictive est à écouter de toute urgence. Ce nouvel album Being no one, being nowhere, regorge de titres à potentiel tubesque.

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Jagwar Ma – Every Now & Then

Injustement passé au second plan en raison de l’immense succès de leur précédent disque, cet album est pourtant un chef-d’oeuvre qui n’a pas fini de nous faire danser. Les prestations du groupe au festival des Inrocks et au festival Cabourg Mon Amour resteront dans les meilleurs concerts de l’année et certains de ces morceaux ne quitteront jamais nos playlists.

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Hinds – Leave Me Alone

« Ça marche seulement parce que ce sont des jolies filles », mais les concerts de Hinds sont plus bordéliques et géniaux que tout ce qu’on a vu depuis très longtemps. « Ça marche seulement parce que ce sont des jolies filles », mais leur mélange garage-pop-lo-fi est complètement addictif. « Ça marche seulement parce que ce sont des jolies filles », mais tous les morceaux de cet album sont excellents, et rendent encore mieux sur scène. « Ça marche seulement parce que ce sont des jolies filles », mais Hinds est aussi authentique sur scène que sur les réseaux sociaux ou lors des interviews : rock’n roll. Et si on laissait de côté cet argument réducteur pour admettre que Hinds est un super bon groupe ?

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DMA’S – Hills End

Indéniablement l’une des plus belles découvertes de cette année : les Australiens de DMA’s ressuscitent la britpop des 90’s de la plus belle des manières. Aucun titre n’est à jeter sur ce disque qui prendra par les sentiments les amateurs d’Oasis de la première heure. Pour ne rien gâcher, leurs deux passages à Paris étaient dans nos moments forts de 2016… Allez-donc lire notre interview réalisée en novembre dernier, et surtout écoutez ce putain de disque !

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A-WA – Habib Galbi

Les concerts ultra-énergiques des trois sœurs nous ont rendu accros à ces morceaux bien avant la sortie de l’album. Zéro déception à la première écoute, on a très vite réalisé qu’on tenait là un futur classique.


Rédaction et choix des albums : la Team Dancing Feet !

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