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Samedi 25 février, Loyle Carner, figure montante du rap britannique, montait sur la scène du Badaboum pour défendre son tout premier album.

Décidément les samedis soirs parisiens se suivent mais ne se ressemblent pas. La semaine précédente, on se souvient être sortis un peu déçus de la Bellevilloise après le concert de Gabriel Garzon Montano. Cette fois, c’est au Badaboum qu’on s’est rencardés pour retrouver le jeune rappeur londonien Loyle Carner, un de nos coups de coeur du Pitchfork festival. Et il n’a fait que confirmer notre avis. Un concert qui affichait complet, depuis déjà plusieurs mois, et une salle déjà plus conquise en arrivant.

Au fond de la scène, la pochette de son album Yesterday’s gone donne le ton: il y est entouré de tous ses proches, famille et amis, sourire aux lèvres. Le charme de Loyle Carner vient aussi de là, il ne nous emmène pas uniquement dans son univers musical, mais dans son univers tout court, tout en sincérité. En première partie, on a donc la chance d’avoir sur scène un de ses meilleurs amis, Barney Artist, qui assure haut la main ce rôle toujours périlleux d’opening act, en faisant monter la température doucement dans la salle.

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On reconnaît ensuite d’emblée les premières minutes de The Isle of Arran (premier titre de l’album) pour l’entrée de Loyle Carner sur scène. S’ensuit un set incroyable, où avec une présence sans relâche, il enchaîne les meilleurs titres de son album et premier EP, sans temps mort. Les paroles résonnent, les mains sont en l’air, les corps chaloupent, et c’est avec un plaisir non dissimulé qu’on chante Damselfly (sur son album avec un featuring de Tom Misch, un de ses meilleurs amis), Mean in the Morning, Florence, le mélancolique Ain’t Nothing Changed, le très classe Stars & Shards, et l’entêtant NO CD (featuring en live Rebel Kleff – tiens, encore un de ses meilleurs potes). A son image, c’est tout en émotion et authenticité que Loyle Carner termine son set, avec Sun Of Jean, un titre fort, s’achevant sur un poème écrit et lu par sa mère, sur le sample d’une mélodie au piano joué par son père. Touchant.

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Rédactrice: Sunthavy // Photographe: Jacques de Rougé

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