stereophonics keep the village alive
 Stereophonics // Keep The Village Alive

Comme libérés du poids et de l’influence des grandes maisons de disques après la création de son propre label Stylus Records, Stereophonics s’était l’an dernier réinventé sur Graffiti On The Train, ouvrant son répertoire à une variété plus importante d’orientations musicales. Le groupe nous avait d’ailleurs à ce moment-là décrit son opus comme la première partie d’une œuvre appelant à être complétée. C’est désormais chose faite avec Keep The Village Alive. En témoignent le légèrement bluesy Little Sister, l’épique Let me In, un Fight Or Flight aux accents psychédéliques dans lequel s’invitent des cris de mouette ou le slow suranné My Hero, sur lequel on imagine aisément une salle de bal vide aux papiers peints bleus balayés par les reflets d’une boule à facette.
Entièrement composé par le chanteur et guitariste Kelly Jones, ce neuvième album des Gallois a été produit par Jim Lowe, collaborateur de longue date du groupe et enregistré aux studios ICP de Bruxelles et à Londres.
Premier single diffusé en mai dernier, l’hyper-dansant C’est la vie, qui ouvre l’album, dégage une désinvolture qui n’est pas sans rappeler le Ca plane pour moi de Plastic Bertrand. Cette fois encore, comme il l’avait fait avec Indian Summer, Kelly s’est attaqué au clip, portant à six le nombre de films réalisés par le frontman pour son groupe. On peut d’ailleurs apercevoir sur cette vidéo une tête qui ne nous est pas inconnue : celle d’Antonia Thomas, qui joue Alisha Daniels dans la série Misfits. L’émotion n’a pas le temps de retomber que résonnent déjà les premières notes de l’aussi magnifique qu’intense love song I Wanna Get Lost With You, qui bénéficie d’ailleurs d’une version acoustique intimiste en bonus track, donnant une atmosphère plus dramatique au morceau.
Notre seul regret :que l’album ne sorte qu’à l’arrivée de l’automne, lui qui contient pourtant deux morceaux au nom ensoleillé : le mélancolique Song For The Summer et Sunny.

 

 

Rédactrice: Aurélie Tournois // Photographie: Hans-Peter van Velthoven

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