Crystal Fighters // Le Bataclan // 29 octobre 2013

C’est avec le souvenir de leur passage survolté à la Machine du Moulin Rouge en mai dernier qu’on franchit l’entrée du Bataclan. 

Premier étonnement, la salle ne semble pas bien remplie. Curieux, vu l’affluence lors de leur concert printanier. Cinq mois après la sortie de leur second album Cave Rave, les anglo-espagnols ont pourtant séduit de nouvelles oreilles, c’est évident, notamment grâce à la multitude de festivals dont ils étaient à l’affiche.

Sebastian Pringle, en plus de sa désormais célèbre veste à sequins, débarque avec une chapka en forme de singe sur son épaisse tignasse emmêlée, avec Solar System en guise d’intro. Sur scène, la complicité entre les filles et les garçons est évidente, on les sent heureux. Le plaisir est bien là, dans la fosse aussi. Les Crystal Fighters possèdent, outre le talent, la grande qualité de pousser le truc à fond. Cet été, ils ont pris le nom de leur album au pied de la lettre, organisant une grosse rave party dans une grotte du pays basque.
On s’attendait donc à une espèce de pogo aussi géant qu’interminable. Au final, on danse par ci-par là, on slamme passionnément, mais niveau sueur, côté public, on reste un peu sur sa soif. Qu’importe, la succession de morceaux à l’énergie totalement psyché nous met en transe. Après un set d’une heure et demie, qui paraîtrait honorable pour n’importe quel groupe, on ressent tout de même une petite frustration: avec quelques minutes supplémentaires, on aurait pu danser frénétiquement sur Swallow et mélancoliquement sur Bridges Of Bones. 

Pour continuer à faire la fête, on vous propose d’écouter cette série de remixes de LA Calling, avec une attention toute particulière pour celui de No Ceremony///, qui assurait la première partie du groupe à Paris en mai.

Setlist
 
Solar System
Follow
L.A. Calling
Champion Sound
Separator
I Do This Everyday
Love Is All I Got
You & I
Plage
Are We One
Love Natural
In the Summer
At Home
Wave
I Love London
Xtatic Truth
Texte : Aurélie Tournois, Photographies : Kseniya Durna

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