Muse // Bercy // 29 février 2016

Muse, le groupe qu’on adore détester, avait posé ses amplis à Bercy pour six dates. Comme d’hab’, plus qu’un concert, c’est un véritable show que le trio a offert à son public. Haters gonna hate.

Pas facile d’assurer la première partie d’un des plus grands groupes du moment. Avec leur rock électro, mélange d’Editors et de Uh Huh Her, les Américains de Phantogram s’en sortent haut la main.

Après une demi-heure d’entracte, les lumières s’éteignent à nouveau. Retentissent alors les chœurs de Drones, pendant que d’immenses boules gonflables bardées de leds se lancent dans un ballet aérien au-dessus du public. Matt, Dom et Chris profitent de cette diversion pour prendre place sur la scène centrale et entament sans ambages Psycho, suivi immédiatement de Dead Inside. The Handler, Reapers, The Gobalist…en live, les chansons du dernier album confirment ce qu’on avait pressenti en écoutant l’album: elles sont taillées pour la scène. Finis les arrangements électro parfois mollassons des deux précédents opus, retour aux sources : les gros riffs de guitare, les lignes de basse puissantes et les compos de batterie qui donnent une furieuse envie d’headbanguer.

Très vite, on se rend compte que la scène centrale n’est pas qu’un gadget destiné à vendre le maximum de places en gradins. Le show est véritablement à 360 degrés. La dizaine de micros disséminée un peu partout permet à Matt et Chris de changer constamment de place. La scène elle-même pivote et permet à Dom, pourtant coincé derrière sa batterie, de balayer la salle du regard. La fosse ne dépasse pas les 15 rangs de chaque côté, et tout le monde peut admirer à loisir les minois du trio. Une vraie réussite.

Réussies aussi sont les vidéos. Tour à tour images de villes détruites, silhouettes du trio, constellations d’étoiles ou mains de marionnettistes qui « manipulent » les membres du groupe, elles font partie intégrante du show, habillent la salle, créent une ambiance que viennent régulièrement compléter les boules gonflables volantes.

Pour le reste, la formule magique Muse, vieille de près de 20 ans, est toujours aussi efficace. Pendant deux heures, les Britanniques offrent un show survolté et puissant. La setlist tournante (un quart des chansons est renouvelé tous les soirs) met tour à tour à l’honneur les albums Absolution, Black Holes et Resistance. Sur scène, ça court d’un micro à l’autre, ça saute, ça shoote dans sa guitare (ou ça la jette en l’air, selon l’inspiration), ça transpire. Ça ne s’économise pas non plus dans la salle. Ça saute sur Time is Running Out, Supermassive Black Hole et Plug in Baby ; ça chante à plein poumons sur les plus pop Starlight et Madness ; ça lève le poing sur Uprising et Knights of Cydonia. Ça se laisse porter par les riffs. Ça se perd dans la musique.

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SETLIST (indicative) du 29 février:
Drones
Psycho
Dead Inside
Plug in Baby*
Supremacy*
2nd Law: Isolated System
The Handler
Stockholm Syndrom*
Supermassive Black Hole
Starlight
Citizen Erased*
Munich Jam
Madness
Undisclosed Desires*
JFK
Reapers
Time is Running Out
Uprising
Globalist
Drones

Rappel :
Mercy / Knights of Cydonia

* Titres tournant selon les dates avec : Hysteria, Resistance, United States of Eurasia, Map of The Problematique, Bliss, Apocalypse Please, Blackout, Butterflies & Hurricanes, Take a Bow.

 

Rédactrice: Audrey Bourdier // Photographe: Cédric Le Her

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