The Shoes // Olympia // 14 janvier 2016

Alors que leur nomination aux Victoires de la musique venait tout juste d’être annoncée, The Shoes investissait jeudi soir pour la seconde fois en seulement quatre ans la mythique salle de l’Olympia de Paris.

Pour assurer sa première partie, le duo a fait appel à son compagnon de label Sage et ses deux musiciens. Si sur scène, le chanteur Ambroise Willaume surprend le public en déclarant qu’il joue ce soir son troisième concert seulement, le jeune homme ne nous est cependant pas totalement inconnu, puisqu’il avait préalablement fondé le groupe Revolver, à qui l’on doit entre autre le très cool Get Around Town. Le jeune homme, qui publiera son premier album le 11 mars prochain, diffuse une électro-pop planante au synthé/basse/batterie, entre les mélodies grandioses de Woodkid et les pièces dramatiques les plus récentes d’Archive. Pour revoir Sage sur scène, rendez-vous le 22 mars à la Cigale.

Après trente minutes de pause, place au duo rémois, qui vient de publier son second album Chemicals en octobre dernier. The Shoes débute son set avec avec son titre éponyme, qui fait l’effet d’une drogue sur le public, comme le suggère l’écran géant au-dessus des Djs, où apparaît un pointeur de souris déplaçant des exemplaires de leur album sur des langues avides de substances ou dans des papiers à rouler. Guillaume Brière et Benjamin Lebeau sont rapidement rejoints sur scène par Sage, venu interpréter avec eux Drifted, qui figure sur leur dernier disque. Deuxième invité de la soirée, Thomas Azier partagera avec le public le morceau Two Pills, titre bonus de Chemicals. Bientôt résonne dans l’Olympia le nouveau single 1960’s Horror, illustrée à l’écran par des poulets qui torturent des chats sur des montages vidéos. Tout au long du spectacle se succèdent à l’écran des gifs où se croisent entre autres Michael Jackson, Chuck Norris, Nabilla et James Van Der Beek, acteur principal de la série des annnées 90 Dawson. Sur scène, les musiciens revêtent des masques en forme de tête de volaille avant de danser frénétiquement dans un grand n’importe quoi général. Quelques minutes plus tard, sur le sample de Bitch Better Have My Money, une ribambelle de faux billets de toutes les couleurs s’abat sur la fosse depuis les balcons.

Pour la salle pleine à craquer de ce concert sold out, c’est déjà bien trop rapidement la fin. Heureusement, le duo a tout prévu et nous offre un un double rappel avec l’invité surprise Woodkid, qui hurle au public un grave « Paris Debout!« , en référence au drame du 13 novembre dernier, qui avait entrainé le report de ce concert, prévu initialement le 18 novembre. Après un bref retour en coulisse, la soirée se termine en apothéose et en communion avec le public sur Time To Dance, sous une pluie de confettis tombés du ciel.

Sage

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The Shoes 
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Rédactrice: Aurélie Tournois // Photographe: Laurent Besson

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