Yanis // Le Badaboum // 17 février 2016

On l’attendait avec un mélange d’impatience et de curiosité. La prestation de Yanis au Badaboum n’aura malheureusement pas été à la hauteur de nos espérances. Eléments d’explications.

Yanis, qu’on connaissait sous les traits pop de Sliimy, est méconnaissable. Les lunettes à grosse monture et l’épaisse chevelure bouclée ont laissé place à un jeune homme chic, tatoué, rasé, ultra sapé. Comme une métamorphose. Il faut dire que l’artiste a parcouru du chemin : changement de nom, départ de sa maison de disque et un nouvel EP auto-produit et prometteur, l’Heure bleue.

A mille lieux de l’univers gentillet et coloré auquel il nous avait habitués, Yanis nous plonge dans un temple aux lumières bleutées. Le concert commence par un prélude électro envoûtant. La salle est plongée dans un épais nuage. Seul le micro au pied rétroéclairé se détache de la nébuleuse céleste. Yanis danse à en perdre haleine. On reconnaît les pas cadencés et élégants de son clip Hypnotized qui mettait en scène des figurants chaloupant sous hypnose.

C’est malheureusement le souffle qui lui manquera pour nous emporter. Malgré une scénographie réussie, la voix, fragile, ne suit pas. Si sur le papier, nous avions apprécié la house chic et rythmée de l’Heure bleue, la prestation live nous a nettement moins emballés. Le jeune public, acquis au chanteur, semble, lui, avoir apprécié le show.

Claude Violante

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Yanis

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Rédactrice: Kim Biegatch // Photographe : Laurent Besson

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