Courtney Barnett // La Boule Noire // 27 mai 2014

Avant que la jeune Australienne, déjà acclamée par la presse musicale, ne fasse ses premiers pas sur la scène de la Boule Noire, on se demandait bien ce qu’allait nous réserver cette étrange petite créature d’apparence un peu gauche mais résolument charmante avec ses grands yeux bleus mélancoliques et sa masse de cheveux indisciplinés. 
Et, pas sauvage pour un sou, la demoiselle se révéla en fait être la meilleure copine qu’on rêverait tous d’avoir, talentueuse et drôle. La première chose que l’on remarqua lorsque Courtney Barnett déboula, accompagnée de ses musiciens Dave Mudie à la batterie et Bones Sloan à la basse, fut son immense sourire. Il faut dire que le groupe fut accueilli par un bouquet de roses et un public particulièrement fourni et chaleureux ce soir-là. Les trois amis le lui rendirent bien en jouant la totalité de leur répertoire, soit une belle série, jamais soporifique, de morceaux garage/grunge un peu crados, illuminés par des textes intelligents, chroniques bien senties de la vie quotidienne mi chantées mi parlées. Courtney est une enfant des années 1990 et cela s’entend. Sa voix rappelle étrangement celle de Sheryl Crow. Son jeu viscéral, elle le peaufine depuis l’âge de dix ans, mais son assurance, elle l’a gagnée à la sueur de son front en devenant guitariste pour d’autres et avec l’aide de quelques amis, dont Brent DeBoer, batteur des Dandy Warhols expatrié à Melbourne depuis quelques temps. Si les singles Avant Gardener et History Eraser sont déjà des tubes indés en puissance dont les refrains restent à nos lèvres pour longtemps, notre préférence va à DePreston, chantée en rappel et en solo. Un format guitare-voix qui donne toute son ampleur à cette fable désenchantée dénonçant les ravages des crédits immobiliers à Preston, en banlieue de Melbourne. Est-ce pour cette raison que Courtney déclara vouloir s’installer en France ? En tout cas nous l’accueillons à bras ouverts !




Rédactrice: Kirana Chesnel // Photographe: Nina Airtz

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