Exsonvaldes + Baden Baden // Café de la danse // 26 février 2013

A notre arrivée devant le Café de la danse ce soir-là, la foule s’étend jusqu’à la rue de Lappe. Un public venu en masse entendre les nouveaux morceaux de deux groupes de rock indie parisien aux mélodies rêveuses.

On avait quitté Exsonvaldes il y a quatre ans déjà. Entre temps, le frontman Simon Beaudoux avait tracé son bout de chemin en solo. Une petite pause qui semble avoir réussi aux Parisiens. Si le chanteur ne semble pas bien à l’aise, c’est en tout cas un parti pris bien assumé, et finalement devant la qualité du live, la présentation reste un joli détail. Alors que leur nouvel album Lights sortira bientôt et que leur single L’Aérotrain aux accents new wave -qui n’est pas sans rappeler le In Between Days des Cure- vient alors tout juste d’être publié sur youtube, l’enthousiasme du public est palpable dès les premières notes du morceaux. Il est vrai que celui-ci bénéficie d’une authenticité plutôt charismatique.
On a un souvenir ému à l’écoute de Lali, morceau star de Near The Edge Of Something Beautiful, leur précédent opus.
C’est bientôt au tour de Baden Baden de monter sur scène. Leur album Coline sorti en octobre dernier, m’avait laissé quelques doutes. Ceux-ci se sont finalement effacés au Café de la danse. En théorie, c’est typiquement le genre de musique que je n’apprécie pas. Se risquer à chanter en français est un exercice périlleux. Mais bien que les textes soient un peu convenus, les mots s’envolent délicatement. Les morceaux bénéficient d’une incontestable qualité instrumentale, agrémentée en live par la prestation d’un bassiste et d’un trompettiste/claviériste. Une pop aérienne un peu molle mais prenante, aux airs si rêveurs qu’on sentirait presque la brise dans nos cheveux, comme si l’on se retrouvait sur le pont de ce bateau, dans le clip d’Evidemment. Si la musique de Baden Baden est carrément dans l’air du temps, on préfère quand même cet air du temps là au précédent emmené par BB Brunes et compagnie.

Exsonvaldes
Baden Baden
Texte: Aurélie Tournois // Photos: Jacques de Rougé

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