Les 7 meilleurs concerts de Rock en Seine

 Les 7 meilleurs concerts de Rock en Seine
On vous a déjà parlé des révélations qui ont marqué Rock en Seine. Mais un festival, c’est aussi l’occasion de revoir sur scènes des groupes mythiques, dont on attendait le retour avec impatience. Voilà donc maintenant les 7 concerts les plus fous de ces trois jours.
 
 
 
Il n’est que 14h35 mais il y a déjà pas mal de monde dans le parc de Saint-Cloud, et encore plus devant la grande scène.  Il faut dire que le ciel semble enfin vouloir s’éclaircir pour laisser place à un beau soleil. Au fond de la scène, les roadies montent doucement l’affiche à l’effigie du groupe, tandis que les premiers rangs s’étoffent et se resserrent. Steven Ansell débarque en premier, tout sourire, joyeux lutin comme à son habitude, suivi par une Laura-Mary Carter très élégante mais plus en retrait, qui, sur scène, change de guitare toutes les cinq minutes.  Devant le public de Rock en Seine, lorsqu’elle n’est pas collée à son micro, la guitariste s’avance vers la batterie pour soutenir le regard de son acolyte, sur des mélodies aux riffs aiguisés. Si le blondinet se promène de temps à autres en devant de scène pour se rapprocher de la fosse, le set reste globalement plutôt statique, compte tenu de l’espace dont le groupe dispose sur cette scène immense. Les Anglais viennent de sortir leur album éponyme en mars. Un disque autoproduit, qui semble donc confirmer que le groupe de Brighton a pris de l’assurance. C’est à Berlin , dans le quartier à la culture bouillonnante de Kreuzberg, que Laura-Mary et Steve ont enregistré. Encore un excellent album, mais un seul regret tout de même: leur morceau Wretch, enregistré avec Eoin Loveless de Drenge en featuring, ne figure pas sur la tracklist, mais uniquement sur la b-side d’An Animal!
 
 
 
Concert de clôture du festival, c’est surtout de loin le plus attendus par le public. Beaucoup sont venus à Rock en Seine principalement pour cette grosse tête d’affiche, et au merch, leurs t-shirts partent comme des petits pains.  Alors que quelques heures plus tôt, il admirait le concert de sa femme Brody Dalle, depuis les coulisses, c’est maintenant à Josh Homme de se pointer sur la grande scène. Les Américains commencent très fort en enchaînant dès le départ Millionaire et No One Knows de l’excellent album Song For The Deaf. Alors qu’on croit que le show va se terminer sur Go With The Flow, ils nous dégaineront un dernier A Song For The Dead épique et ultraviolent. Plus tard dans la soirée, je croiserai Josh Homme en train de danser joyeusement avec Brody Dalle et La Roux sur le dancefloor de l’espace VIP. On dirait qu’ils ont passé une aussi bonne soirée que nous! 



 
 
Les Anglo-espagnols ont été notre révélation de 2013. Après plusieurs passages par Paris, et une apparition aux Solidays l’été dernier, les voilà sur la scène de l’Industrie. Sebastian Pringle, grand gourou confirmé, porte une couronne en plumes de paon, majestueuse. Le thème est au décidément au volatile, à voir l’accoutrement de l’une des deux chanteuses, qui a tellement de plumes sur elle qu’elle pourrait s’envoler. Comme d’habitude, la bande d’amis, large sourire au bec, prend son pied. Ils balancent leur électropop psyché dans un délire de rave party. Et au niveau du public, ça suit bien. Il y a ceux qui connaissent les paroles par cœur,et ceux qui découvrent, totalement bluffés: “Un pote m’a dit d’aller voir ça, ben je ne regrette pas!” me lance un ami qui se dirigera finalement vers le concert de Blondie d’un pas moins pressé. Il y a aussi celle qui improvisera un “Haribo C’est beau la vie!” sur le refrain de Love Natural. Ah, les ravages de la pub… De mon côté, je repars heureuse, après avoir pu serrer la main de Graham Dickson, le guitariste, à la fin du set. Me voilà remontée à bloc pour la journée.
 
 
Quelques jours avant Rock en Seine, j’étais assez intriguée à l’idée de voir pour la première fois Annie Clark sur scène. Autant vous dire qu’après que Brad Schultz, guitariste de Cage The Elephant, et Jess et Holy, de Lucius, m’aient déclaré leur amour pour la musique de l’Américaine, mon impatience était à son comble. Après avoir assuré en France les premières parties d’Arcade Fire, Xiu Xiu ou The National, ce soir, c’est bien elle le centre du petit monde réuni autour de la scène Pression Live. Alors que The Prodigy et The Horrors terminent leurs concerts, c’est sur un piédestal blanc que la jeune femme aux allure burtonesques domine la foule, sa silhouette longiligne se dessinant sur le fond de la scène. La chanteuse à la voix si particulière vient de sortir en février un quatrième album éponyme. Sa pop baroque, croisement entre David Bowie et Kate Bush, surprend et envoûte. 

 
 
 
 
Dans la famille Durham, je demande les sœurs, le frère, le père, et la mère! Après Blood Red Shoes, à peine le temps de choper une bière au bar que Kitty, Daisy and Lewis, dépêchés pour remplacer Volbeat, entrent sur la scène de la Cascade. Tout d’un coup, la petite troupe annonce un invité surprise, et on se réjouit à l’arrivée du charismatique saxophoniste Eddie ‘Tan Tan’ Thornton. Premier constat: la fratrie a laissé tomber la coiffure banane. Je suis un peu déçue, mais oublie vite cette déconvenue, à mesure que les morceaux défilent. Le groupe, au complet, nous balance ses mélodies tout droit sorties des sixties, faisant danser la foule sous un soleil brûlant. Nous, on s’offre un joli voyage dans le temps. La bonne surprise, c’est l’annonce d’un quatrième album, qui devrait voir le jour en janvier 2015!
 
 
 
 
 
L’après-midi, je croise dans l’espace presse Pelle et sa bande, déguisés façon Tintin au Congo. Juste pour les photos, semblerait-il, puisque sur scène, ils auront troqué leur culotte courte contre un pantalon et perdu leur chapeau. Comme d’habitude, le charismatique leader exhorte son public à crier davantage, à se taire, à recrier, à se retaire, à s’asseoir, et enfin à se relever, seulement quand lui l’aura demandé. Tous les meilleurs morceaux du groupe y passent, et nous, on trépigne!

 
 
 
La première journée de Rock en Seine a démarré en sueurs et en slams avec le concert des Américains, initialement prévu une heure plus tard sur la scène Cascade, et qui remplacent au pied levé Volbeat, se retrouvant donc promus sur la grande scène. C’est un retour plus qu’une découverte pour Matt Schultz et sa bande, déjà venus fouler le sol du parc de Saint-Cloud en 2011. Cela faisait tout de même un moment que le groupe n’était pas repassé en France, avant son concert à la Maroquinerie en février dernier. Les fans sont bien présents, preuve s’il en fallait encore de la qualité et du succès du groupe dans l’hexagone. Comme à son habitude, le chanteur de Nashville est une pile électrique et parcourt la scène de long en large et même en travers, s’offrant des incursions dans le public en slammant, ou en avançant au milieu de la scène dans la foule. Torse nu, c’est avec Spiderhead qu’il débute. Au milieu du set, on a le droit à une mini cover de Seven Nation Army, l’espace de quelques secondes, avant d’enchaîner avec Come A Little Closer et de finir avec Shake Me Down et Saber Tooth Tiger. Le chanteur finira le torse enroulé dans un drapeau breton géant, hommage du jeune marié à sa femme, Rennaise rencontrée lors de leur première tournée européenne.  Ce qu’il y a de bien, là dedans, c’est qu’ on a désormais davantage de chance de voir le groupe ces prochaines années.
 

 

 

 
 

 
 
Rédactrice et photographe: Aurélie Tournois

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