Lord Huron + Serafina Steer + Champs + On An On // La Flèche d’or // 12 février 2013

Par une nuit glaciale nous trouvons refuge à la Flèche d’or où une nouvelle édition des Pias [Nites] annonce un programme alléchant et éclectique.

 
Et l’air commence effectivement à se réchauffer grâce aux Américains On An On. Trois gars et une fille avec une aisance évidente sur scène et des compositions efficaces mais qui n’arrivent jamais tout à fait à se démarquer par une originalité particulière. On pense parfois au son de The Naked And Famous  avec une voix masculine.

L’ambiance prend un tour plus intimiste avec Champs. Ces cinq jeunes hommes portent la chemise vintage ample et les cheveux gras et longs. C’est en chœur et de façon envoûtante qu’ils jouent une folk mystique dans la lignée (n’ayons pas peur de la comparaison) de Bob Dylan et Joan Baez. Esprit de l’Ile de Wight, dont ils sont originaires, oblige.
Puis la farfelue et attachante Serafina Steer, accompagnée de sa harpe, achève de capter toute notre attention. Jarvis Cocker, qui a produit son album The Moths Are Real, s’est discrètement fondu dans la salle et filme sa protégée.  Elle entame son set par Night Before Mutiny, traduite pour l’occasion en français. Ses chansons prennent des allures de petits contes mis en musique. D’une voix claire et chaude, Serafina nous raconte ses déboires en soirées et autres rencontres avec des extra-terrestres.

 

Enfin, comme un coup de fouet retentissant, c’est au tour de Lord Huron d’entrer en scène. Après avoir salué les performances de leurs prédécesseurs, les cinq gaillards du Michigan emportent tout sur leur passage. Dès le premier titre Ends Of The Earth, ils nous transportent vers de grands espaces où l’on croit entendre le galop de chevaux sauvages. La voix de Ben Schneider est puissante et séduisante et c’est sans trop se faire prier que lui et ses acolytes nous baladent dans l’imaginaire du voyage. On passe des grands lacs au Far West, du bayou aux rizières balinaises. Les montagnes russes de la folk en quelque sorte…


 Texte: Kirana Chesnel // Photos: Jacques de Rougé

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