Notre première fois au Hellfest

Pour la première fois en 13 éditions, Dancing Feet a vibré et sauté au son que nous a offert le mythique festival Hellfest, qui s’est déroulé du 22 au 24 juin 2018 à Clisson. Sa réputation a traversé les frontières de l’Europe et m’a fait débarquer depuis l’Amérique du Sud pour 3 jours intenses en compagnie de la team. 

Dès l’arrivée aux abords de Clisson, on entre dans le bain, le paisible paysage de vignobles se remplissant de centaines de tentes installées partout où cela est possible, du bord des routes au parking d’une station d’essence, voire sous les ponts. Peu importe l’endroit où s’installer pour dormir ni le temps pour marcher pour rejoindre sa voiture, ce qui compte, c’est de profiter chaque jour de 14 h30 de musique non-stop. Pas besoin de GPS pour rejoindre le site: il suffit de suivre la longue trace de bouteilles de bière sur les toits des voitures. D’ailleurs, pas de panique si tu te retrouves coincé dans la gare de Clisson sans navette : tu peux tomber sur des locaux qui auront la gentillesse de te proposer de t’approcher du site avec leur voiture, juste pour le plaisir d’accueillir les visiteurs et donner un peu de magie à leur ville.

Arrivé aux portes du Hellfest, on se sent tout de suite immergé par une ambiance chaleureuse, forte en sensations et complément rock ! Guitares et hauts-parleurs géants, boutiques, bars, tattoos, barbiers et restauration font de la HellCity Square et du Metal Corner deux endroits où se retrouvent dès la veille les festivaliers pour un petit warm up. Les plus persévérants prolongeront la fête bien après la fermeture des portes du festival.

Le plus impressionnant arrive après avoir validé son bracelet en passant les portiques de sécurité : on découvre alors les 14 hectares sur lesquels sont répartis les 6 scènes où chaque jour 53 groupes se succèdent. Têtes de mort, boules de flammes, croix inversées, écrans géants, effets pyrotechniques, performances, monuments et décors jouent un rôle essentiel dans l’ambiance infernale qui règne. Une grande roue offre une belle vue sur tout le festival, idéale pour admirer l’amplitude du site au coucher du soleil.

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Au Hellfest, on croise Blanche-Neige barbue et Jésus-Christ pichet de bière à la main

Le long de l’allée principale, on s’amuse à observer les plaques de bronze au sol qui listent la liste des groupes passés par-là les années précédentes. Comme la honte n’existe pas au Hellfest, les fans de cosplay s’en donnent à cœur joie. On croise donc Blanche-Neige et  Cendrillon barbues, ou Jésus-Christ, pichet de bière à la main.  Certains (par manque de budget peut-être?) optent pour un déguisement plus minimaliste en mode tutu, soutien-gorge à pointes, string éléphant, mankini, voire absolument rien. Après tout, sous cette chaleur, pourquoi s’imposer un quelconque bout de tissus?

Quand un petit creux se fait sentir, ici, seul l’indécis meurt de faim tant le choix est difficile, entre sandwiches à la raclette, cuisine thaï, indienne, caribéenne, réunionnaise, hongroise, américaine ou encore argentine. Au milieu d’un concert, on se réjouit de tomber sur les « déssoiffeurs », venus se déplacer tout spécialement pour remplir nos verres !

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Une programmation de ouf pour cette nouvelle édition du Hellfest

Le concert qui restera gravé dans nos mémoires est sans aucun doute celui d’Iron Maiden. La voix mythique de Bruce Dickinson, couplée aux changements de décor entre les chansons et l’apparition de la mascotte du groupe Eddie The Head sur scène a fait sauter et hurler les milliers de fans qui suivent leur carrière depuis plus de 40 ans.

Autre plaisirs non dissimulés de ce festival: aller applaudir Joan Jett & the Blackhearts sur I love Rock & Roll, entendre My last Words  de Megadeth et l’hymne The Final Countdown des Suédois d’Europe. Euphorique et jamais fatigué, le public a également eu la chance de découvrir le son néo-médiéval d’Heilung, qui a attiré notre attention avec ses masques d’ossements, cornes d’animaux et armures.

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Enfin, festival dans le festival, la WarZone avec sa programmation résolument dédiée à la scène punk a attiré un public moins dark et davantage punk/rock/électrique, comme Turnstile, Hatebreed ou Turbonegro. Bien entendu, les Français n’ont pas été oubliés dans cette programmation. Ainsi, Pleymo, Rise of the Northstar, Jessica 93, Pensées Nocturnes, Pogo Car Crash Control, Black Bomb A, Malemort ou encore Les Sheriff ont fait headbanger la foule. On aura même droit à un pur concert de rap avec les Svinkels !

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Le Hellfest : une grande famille

Occupant une place à part dans le cœur du Hellfest, le fondateur de Motörhead Lemmy Kilmister, décédé en décembre 2015 et présent à de nombreuses reprises à l’affiche du festival, s’est vu dresser un monument géant à sa mémoire à l’entrée de la Warzone. Autre hommage: celui rendu à Vinnie Paul, batteur du mythique groupe Pantera décédé au cours du week-end.

Plus qu’un festival pour les amateurs de sons forts et extrêmes, le Hellfest est un endroit convivial où tout le monde trouve sa place, qu’on soit jeune, plus âgé, en béquilles ou en fauteuil roulant. Si vous hésitez encore à prendre vos billets pour l’an prochain, voici quelques noms : Mass Hysteria, Dropkick Murphys, Carcass, Manowar et Slayer.

Rédactrice: Paulina Delgado // Photographes: Laurent Besson et Jacques

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