Sum 41 // Le Trianon // 23 février 2016

Lorsque la salle encore plongée dans la pénombre entend retentir les premières syllabes du lugubre Introduction To Destruction, qui ouvrait leur incontournable All Killer, No Filler (sorti en 2001), l’excitation se fait vivement ressentir. Les skumfuks (noms donné aux fans de Sum 41) sont sur les starting blocks.

Mais les membres du groupe canadien se feront encore attendre le temps d’un petit medley de morceaux profondément 80’s (Metallica, Judas Priest, Beastie Boys…) qui ont bercé leur jeunesse, balancés à la manière d’un jukebox sur une scène encore vide. Une mise en bouche de sons et de lumières avant de voir le tout nouveau membre du groupe, le batteur Franck Zummo (qui remplace Steve Jocz, alias Stevo 32) prendre sa place derrière les fûts et battre les premières mesures de Reason To Believe. Le reste du gang rapplique, mais on remarque surtout le grand retour de Dave Brownsound Baksh qui reprend enfin ses fonction de lead guitariste après près de 10 ans d’absence (au détriment de Tom Thacker qui l’avait remplacé et qui se retrouve ici un peu en retrait).

Si le riff dansant de Reason To Believe, qui précédait la deuxième partie mélodique du morceau, a fait son effet, c’est avec le riff résolument pop-punk du classique Motivation que tout le Trianon tremble réellement sous les pogos. La salve est lancé. Et hormis les passages obligés du côté des ballades (With Me, Pieces), ce rythme sera constant durant toute la durée du show. Derrick Whibley fait oublier ses problèmes de santé qui ont failli lui coûter la vie il y a un peu plus d’un an. Il occupe son rôle de frontman avec l’aisance d’antan, comme si de rien était (même si parfois
sa voix dénote une légère fragilité à quelques moments). Il tient la barre du début à la fin, s’amuse à jouer avec ceux qui sont venu célébrer le retour du combo canadien. Le groupe navigue entre ses différents albums et tout y est représenté de manière équitable. Même Half Hour of Power, leur premier EP trouvera sa place avec le jouissif pastiche de heavy-metal qu’est Grab The Devil By The Horns And Fuck Him Up The Ass ainsi que leur premier single Makes No Difference (je regrette que Machine Gun n’est pas été convié à la fête cela dit).

Hormis une bien étrange bizarrerie (jouer l’intro de Blood In My Eyes sans avoir le reste du morceau derrière), le groupe fait l’inventaire de ses meilleures morceaux avec une efficacité incontestable, comme pouvait en témoigner les réactions de la foule venue les acclamer. Très peu de temps mort dans la fosse, où l’air devenait vite presque irrespirable. Fidèle à son habitude, le groupe nous a gratifié d’un bon medley de Metallica (For Whom The Bell Tolls, Enter Sandman, Master of Puppets) avant de conclure par 4 de ses plus gros singles (Still Waiting, In Too Deep ainsi que
Underclass Hero et l’indémodable Fat Lip et ses couplets rappés à la Beastie Boys en rappel).

Sum 41 nous a donc livré une prestation au combien satisfaisante, sans être un vrai tour de force pour autant. Reste un groupe qui a su rester ce qu’il est, fermement ancré dans le rock contrairement à certains de ses collègues de la mouvance pop-punk des années 2000 (Simple Plan ou Good Charlotte pour ne citer qu’eux).

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Rédacteur: Aguendia Fotabong // Photographe: Jacques de Rougé

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