Rencontre // To Kill A King // Poème dark

Après avoir scotché le public de Rock en Seine cet été, To Kill A King publie cette semaine son nouvel EP Exit, Pursued By A Bear. En coulisses, j’ai eu la chance de rencontrer les adorables Londoniens et de discuter avec eux de l’influence de la scène anglaise sur leur création musicale.

(De gauche à droite: Ralph Pelleymounter, Josh Platman, Josh Taffel,Grant Mc Neil, Ben Jackson)
Pour commencer, comment vous-êtes vous réunis autour de la musique?
Ralph Pelleymounter: C’est une assez longue histoire. Avec Josh, on s’est rencontrés à l’université et on a commencé à jouer dans un groupe ensemble. On s’est réunis pour l’amour de Bob Dylan. Ensuite, on a déménagé à Londres et on a rencontré Ben. Il travaillait dans les studios d’enregistrement. Et quand notre clavier est parti on lui a proposé de nous rejoindre, on ne pensait pas que ça l’intéresserait, parce qu’il avait produit le dernier album et son chemin était plutôt de produire de super groupes!
Ben Jackson: Très beau compliment! (rires)
Ralph: Oui on pensait que ton avenir était dans la production. On lui a demandé s’il voulait nous rejoindre, et on lui a fait passer des auditions, un peu comme dans X Factor. Je me suis senti trop puissant, c’était tellement bon! Hum. Ensuite, Grant et Taff (Josh Taffel) sont arrivés. Avec Taff, on était amis depuis un long moment et on lui a fait passer des auditions aussi. Sauf que lui, il est arrivé et a ébloui tout le monde, il était hors compétition. Voilà comment on s’est tous rassemblés! 

Pourquoi avoir choisi un nom si sombre alors que votre musique est finalement très poétique?
 
Ralph: Je pense qu’il y a tout autant de poésie dans les choses sombres. To Kill A King, c’est cette alternance de lumière et d’ombre, ces nuances, et parfois ça peut paraître noir. Je pense que c’est aussi à ça que ressemble la vie. Pour moi, c’est très perturbant quand un groupe est très dark ou au contraire hyper léger tout le temps. Parce que ça ne représente absolument rien de ce que j’ai pu expérimenter dans ma vie. Je peux trouver des éléments très sombres de ma vie que j’ai trouvé incroyablement drôles. Je pense que c’est comme ça que va la vie. On évoque les petites joies dans les épreuves difficiles de la vie.
Trouver un nom à son groupe est quelque chose d’extrêmement difficile. La plupart des groupes que j’adore, quand tu analyses leur nom, Muse, Radiohead… ces noms sont tellement nazes! Le nom de groupe que je préfère c’est Tv On The Radio. Mais c’est dur de trouver un bon nom et je pense vraiment que quand tu commences à nommer ton groupe, tu te sens maladroit, puis tu grandis et tu t’adaptes progressivement à ce nom. Je pense que dans un an, on s’y sera habitués.

 

 
La ville de Leeds et la richesse de sa culture musicale a-t-elle une influence sur vous?
Ralph: Oui, carrément! Je suis né à Downcaster mais j’ai déménagé à Leeds très vite. Dans notre premier album, il y a beaucoup de références à cette ville, ses rues et les lieux que j’y ai fréquentés. J’adore Leeds. Je ne sais pas si les autres la connaissent… Les gars, il y en a un de vous qui sait situer Leeds sur une carte?
 
 

Est-ce que vous connaissez le groupe Dancing Years? Ils sont de Leeds eux aussi, et votre poésie me rappelle la leur.

Ralph: Oui, je connais Dancing Years, mais je savais pas qu’ils étaient de Leeds! J’aime ce qu’ils font, c’est un très bon groupe! Il y a aussi un groupe que j’adore, c’est Spring Offensive (Josh Platman le pointe du doigt). Ah oui, je porte leur t-shirt, je croyais que tu montrais mon ventre! Oui, ils ont tourné avec nous en Europe et au Royaume Uni, ce qu’ils font est vraiment génial!

Pourquoi avez-vous choisi de déménager à Londres?
 
Josh P.: En Angleterre, il y a un gros cliché comme quoi si tu veux que ton groupe ait du succès, tu dois absolument vivre à Londres, que c’est là que vit l’industrie musicale. Ce qui n’est pas strictement vrai, mais on a décidé d’essayer. Et du coup, on est arrivés à Londres, et c’était bizarre, parce qu’une partie de nous adorait et l’autre avait envie de retourner bosser à la ferme ou tenter de devenir prof. Oui, c’est pour ça qu’on est venus, on pensait qu’on avait plus de chance d’avoir du succès. 
Ralph: J’avais vécu à Leeds toute ma vie donc j’avais envie de voir autre chose. Je ne crois pas trop à cette idée qui veut que tu sois obligé de vivre à Londres pour percer. Car je pense qu’il y a pas mal d’endroits hors de Londres où tu peux t’épanouir dans des types de musique plus individuels et plus uniques ce qui est super. Il y a une sorte de vide à Londres qui fait qu’il peut t’arriver de suivre certaines tendances, ce que j’espère, on n’a pas fait. Je pense que c’était une façon d’explorer de nouvelles choses et de continuer à faire de la musique ensemble. Tu sais, on fait de la musique ensemble depuis maintenant bientôt 10 ans. 
Josh P.: Très très longtemps!
RalphDonc je ne voulais pas que ça s’arrête.
 
 

 

La Playlist de To Kill A King
 
 Jack Garratt – Worry
Childcare – Gotta Wait?
 
 
Propos recueillis et photos par Aurélie Tournois
 

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