Robert Francis + The Melodic // Le Nouveau Casino // 15 mai 2014

Deux ans déjà se sont écoulés depuis le dernier concert de Robert Francis à Paris et son album Strangers In The First Place. Cette fois-ci, le Californien est de retour avec trois acolytes derrière lui, formant the Night Tide. 
C’est d’ailleurs le guitariste de la formation, Maxim Ludwig, qui ouvre la soirée, en jouant ses propres morceaux devant un public attentif. 

Les Anglais de The Melodic prennent la suite sur la scène du Nouveau Casino. C’est la première fois que le groupe, qui accompagne Robert Francis sur toute sa tournée, vient jouer en France, et ils sont inconnus de la plupart du public. Difficile dans ces conditions d’avoir l’audience dans sa poche. Pourtant, au bout d’à peine deux morceaux, on se dandine déjà ça et là. La bande diffuse à renfort de ukulélé, d’autoharp et de melodica une folk festive et tropicale, comme il n’en est pas forcément coutume dans le genre. Les magnifiques Hold On, et On My Way termineront de convaincre un public pourtant déterminé à attendre le Californien. S’ils demeurent encore trop méconnus en France, The Melodic auraient pourtant largement mérité de faire davantage qu’une première partie. En tous les cas, on espère les revoir très vite!


Dès l’arrivée de Robert Francis sur scène, les filles (soit 90% de la salle) sont en émoi et surveillent leurs arrière: à surprendre quelques conversations, beaucoup sont arrivées très tôt pour voir le rockeur sur scène, et il ne s’agirait pas qu’on leur passe devant.  La recette de Robert Francis n’a pas changé: mélancolie, noirceur, et romantisme, évidemment. Le jeune torturé annonce donc le premier titre, Pain, regard de cocker baissé vers le sol. Les lumières bleues achèvent de donner à ce set toute la gravité évoquée dans les morceaux du musicien.

Celui qui a appris la guitare avec John Frusciante (gratteux des Red Hot Chili Peppers) réalise, collé au bord de la scène, d’impressionnantes envolées lyriques à la guitare six cordes, sous le regard émoustillé des adolescentes. Lorsque Robert Francis enlève sa veste en jean au bout de quelques morceaux, pour laisser apparaître son marcel blanc (et surtout ses muscles en dessous), les “ouuuuuuuh” féminins retentissent dans la salle, si bien que le jeune homme, d’un air faussement gêné, feindra le modeste étonné.


 
 
Au milieu du set, alors que les Night Tide sont partis en coulisse, seul avec sa guitare, généreux, il propose à ses fans de choisir le morceau qu’ils désirent entendre. Ce sera Little Girl, la premier morceau écrit par Robert Francis, comme il le rappelle dans un sourire, puis Strangers In The First PlaceEntre deux “je t’aime” adressés à son public, il déclame ses nouveaux morceaux, tels que joli Love Is A Chemical comme ses titres phares à l’instar du repenti Mescaline ou du nostalgique Eighteen. Mais c’est le tube sorti en 2009 Junebug qui ravira le plus la salle Au moment du rappel, Robert Francis terminera seul à la guitare avec Some Things Never Change seul à la guitare, avant d’inviter son public à venir le rencontrer après le concert.
The Melodic
 Robert Francis
 
 Rédactrice: Aurélie Tournois // Photographe: Elise Schipman
 

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