Solidays 2014 // Jour 1 // vendredi 27 juin

 Solidays 2014 // Jour 1 // vendredi 27 juin

C’est parti pour une seizième édition du Festival Solidays “The Fight Must Go On” à l’hippodrome de Longchamp, dédiée cette année à Nelson Mandela. Depuis quelques jours, la météo s’annonce maussade. Mais une fois n’est pas coutume, c’est sous un soleil bienveillant que se déroule ce premier jour.


On commence l’après-midi par un tour sous le César Circus pour découvrir les artistes de la scène Paris Jeunes Talents. C’est Garçon d’Argent qui ouvre le festival. Cheveux gris métallisés de circonstance, lunettes de soleil et chemise bigarrée, Florian Cheheb et sa bande font le show avec leur pop yéyé pailletée.



La frêle Mathilde Forget prend le relais. Ses mélodies sont douces et ses textes poétiques. La jeune Parisienne alterne entre guitare électrique et clavier. Seul un souci technique avec ce dernier entravera leur set, sans pour autant le gâcher, le public étant déjà séduit.
Enfin, c’est au tour de Bel Plaine de diffuser sa pop aérienne à deux voix sur l’hippodrome.
                     






Direction la scène Domino, pour écouter les mélodies éthérées et susurrées de l’Irlandais James Vincent Mc Morrow, très attendu par le public de Solidays. 



Plus loin, les festivaliers se pressent contre la scène pour attendre les Anglais Breton. Aux premiers rangs les filles s’excitent alors que le chanteur à mèche gratte sa guitare. Leur électro pop urbaine matinée de trip hop retourne le festival. Dans la fosse, on saute, on danse, tandis que les magiciens sur scène osent le mélange des genres. 



Dans un tout autre registre, on file voir maintenant Chinese Man sur la scène Paris. Le collectif vient de fêter les 10 ans de son label en compagnie de leurs potes de Deluxe, qui joueront à Longchamp le lendemain. Alors que les festivaliers se lancent dans des danses improbables, le son stoppe au bout de deux morceaux après une coupure de courant. Les secondes passent, se transforment en minutes. Un désagrément qui aurait pu laisser beaucoup de groupes dans l’embarras, mais pas Chinese Man. Le groupe prend la mésaventure à la rigolade, et direct, les deux chanteurs prennent les devants, improvisant un freestyle a capella. La magie opère, le public devient fou. Le courant revenu, on se trémoussera sur I’ve Got That Tune et Le Pudding à l’Arsenic.
 




Sur la scène Bagatelle, Yodelice a installé son décor creepy. Ce fan de Jim Jarmush et de Tim Burton, chapeau vissé sur la tête, entonne ses mélodies électro pop ambiance western. Le public est un peu clairsemé, certains ayant choisi de se rendre en avance devant les crashs de la scène Paris pour applaudir -M-. Plus loin, le New-Yorkais aux faux airs de Philippe Katerine Har Mar Superstar nous fait un défilé de châles multicolores en balançant une pop mêlée de soul à la limite de la parodie. 
 

Tout au bout de l’hippodrome, les festivaliers se pressent pour voir Fauve. Sur fond de vidéos home made, la corp sublime l’amitié avec Vieux Frères, se met à nu avec De Ceux, et crie son amour pour le public, surtout, remercie les gars, les filles, la famille. Se rappelle sans cesse aussi d’où ils viennent, ce succès fulgurant qui les a fait passer de la Flèche d’or à Solidays en quelques mois. La foule est impressionnante, et l’on écoute les textes de la bande avec attention, comme le cadeau d’une confidence fragile.
 

Autre scène, autre ambiance. Shaka Ponk réveille les festivaliers dans une atmosphère survoltée. Frah et Samaha Sam se répondent au chant, exécutant des danses complètement dingues. Le ton est donné. La fête continuera ensuite avec Vitalic, Salut C’est Cool et les autres jusqu’au bout de la nuit.
Rédactrice: Aurélie Tournois // Photographe: Kseniya Durna
 

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