Solidays 2015 // Jour 2: Caribou, Rone, IAM, Grand Blanc, The Vaccines, Feu! Chatterton // Hippodrome de Longchamp

Samedi 27 juin

Au lendemain de cette enthousiasmante première journée de festival, c’est avec mes petits collègues aux pieds dansants que je reprends la route de l’hippodrome de Longchamp. Finie la rigolade, aujourd’hui et demain nous avons des interviews à faire ! Et nous plongeons directement dans le bain avec Grand Blanc. Originaire de Metz, le groupe de « Cold Wave en français » comme a tenté de le définir la presse spécialisée, vient de sortir à la suite de son premier EP,un single, Montparnasse, avant un album (très) attendu pour 2016. Benoît et Luc, respectivement chanteur et batteur du groupe, ont répondu très volontiers à nos questions avant de se préparer pour leur concert prévu à 21h.

En attendant, c’est un autre groupe français que l’on s’apprête à voir jouer sur la scène Domino : Feu! Chatterton. Les exquis dandys, qui se sont démarqués grâce à leur style classieux mêlant textes littéraires et guitares envoutantes, attirent un public nombreux sous la tente étoilée. Déjà la voix si particulière d’Arthur Teboul résonne. Il interprète avec fièvre les titres phares du groupe comme Côte Concorde, La Mort dans la Pinède et La Malinche avant de devoir s’éclipser au bout de trente minutes à peine.
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Une demi-heure de battement nous permet de bien nous placer devant la scène Bagatelle où doivent se produire The Vaccines. Il y a tout juste un mois, les britanniques ont sorti leur troisième album, English Graffiti, produit par Dave Fridmann (Mercury Rev, Flaming Lips, MGMT, Tame Impala) et le jeune Cole MGN. Une révolution sonique donc pour le groupe qui affiche sans complexe aujourd’hui l’ambition de devenir le plus grand groupe de rock de sa génération. En attendant, les Vaccines enchaînent avec brio leurs nouveaux morceaux (le très Ramonesien Handsome, le très Arctic Monkeysien Dream Lover ou encore le très Strokien Minimal Affection) qui remportent l’adhésion des festivaliers. Filles et garçons chantent et dansent sans relâche en dépit du soleil qui cogne. Et nous même sommes bien contents à l’idée que dans quelques minutes nous allons pouvoir les interviewer !
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A l’issue de ce triomphant concert, donc, nous retrouvons en backstage le guitariste Freddie Cowan et le batteur Pete Robertson, très disponibles et visiblement aussi fascinés que moi par les sauts à l’élastique sur lesquels ils ne peuvent s’empêcher de loucher par-dessus mon épaule !

Après cette très sympathique entrevue, nous nous ruons vers la scène César Circus où a déjà commencé le concert de Grand Blanc, rencontrés plus tôt dans l’après-midi. Le groupe messin est absolument formidable et nous transporte. La voix caverneuse de Benoît et celle, aérienne, de Camille s’entremêlent parfaitement pour ajouter à la tension de leur Cold Wave hypnotique. On en redemande ! Ça tombe bien, le groupe doit rejouer un peu plus tard sous la tente de la Croix Rouge.
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Après toutes les belles expériences de ce début de soirée, nous papillonnons dans l’hippodrome entre IAM et Rone qui jouent en même temps aux deux extrémités du site pour nous retrouver enfin devant Caribou. Quelques pas de danses plus tard, nous décidons de lever le camp avant que ne débarquent les sud-africains fous de Die Antwoord sur la scène Paris, car il nous reste encore du beau monde à voir demain.
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Texte: Kirana Chesnel

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